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Méthode - Le résumé

Méthode - Le résumé

Le résumé ou contraction consiste à réduire un texte d’un certain nombre de mots (entre 700 et 900 pour la banque CCP ou 1200 pour le concours Centrale-Supélec par exemple) en un nombre de mots imposé (100 pour CCP ou 200 pour Centrale) en restituant l’essentiel des idées et de la structure du texte qui constitue le sujet. Une marge de tolérance de plus ou moins 10% est généralement acceptée.

Outre la rigueur de la pensée et la précision dans l’expression, la culture générale est la condition pour bien comprendre le texte et bien en exprimer le sens. La pratique du résumé est un des moyens d’acquérir cette culture générale.

Pour arriver au résultat attendu, il faut passer par deux moments : premièrement, comprendre le texte (A) ; deuxièmement, rédiger le résumé (ou la contraction) (B).

 

A. Comprendre le texte.

 

1) Autour du texte.

Les éléments externes, à savoir le titre, le nom de l’auteur, les dates de l’ouvrage et/ou de la publication, etc., (le paratexte) donnent des indications sur le genre du texte et son contexte. Ils sont les premiers éléments à repérer.

Remarque : les paragraphes peuvent servir pour établir le plan du texte.

 

2) La lecture du texte.

S’il est court (jusqu’à 1000 mots), une première lecture globale permet de repérer :

- le sujet du texte, soit ce dont il parle ;

- la thèse du texte, soit ce qu’il affirme ou nie du sujet.

S’il est long (plus de 1000 mots), il faut directement commencer l’analyse du texte.

 

3) L’analyse du texte.

Elle consiste à dégager l’enchaînement logique des idées.

Les opérations intellectuelles (affirmation ou négation, interrogation, hypothèse, analogie, objection, réfutation, concession, illustration d’une thèse, cause et conséquence, déduction, induction, etc.) et les idées sur lesquelles elles portent doivent être dégagées en même temps.

Il faut également repérer le régime de l’énonciation (première personne par exemple) et ne surtout pas attribuer à l’auteur ce qu’il réfute ou ce qu’il remet en cause.

Enfin, tous les éléments stylistiques et/ou rhétoriques (comparaison, métaphore, métonymie, question rhétorique, etc.) ont leur importance.

Remarque : c’est ce travail d’analyse qui est demandé à l’épreuve orale.

 

B. Rédiger le résumé (ou la contraction).

 

Il faut que votre rédaction soit à la fois personnelle et objective.

1) Une rédaction personnelle.

Vous devez être concis et donc éliminer tout élément descriptif, anecdotique, bref, abstraire et généraliser. Toutefois, votre texte doit être compréhensible.

Il faut éliminer les exemples, sauf s’il joue un rôle essentiel dans l’argumentation. Là encore, le sens du texte qui vous est proposé est la règle ultime.

Il est nécessaire de reformuler sans changer le sens du texte. Certains mots doivent être gardés lorsqu’aucun synonyme pertinent n’apparaît.

Il est strictement interdit de :

- “traduire” mot à mot à l’aide de synonymes.

- “recoller” des bribes de textes.

La sanction est une note très basse (à savoir au mieux 1 ou 2 sur 20).

2) Une rédaction objective.

Vous devez respecter la progression des idées du texte qui sert de sujet et ne pas le recomposer. Il est en général utile de conserver le découpage du texte en paragraphes sans les multiplier. Il est essentiel que votre rédaction montre ainsi que vous avez saisi les articulations majeures du texte.

Vous devez respecter le régime de l’énonciation, autrement dit, vous mettre à la place de l’auteur. Si le texte emploie la première personne du singulier (voire du pluriel), vous pouvez soit la conserver, soit énoncer uniquement le contenu des idées, en fonction du sens du texte qui vous est proposé et du rôle du sujet de l’énonciation.

Il est donc strictement interdit de parler du texte avec des formules telles que « l’auteur affirme que … » ou d’utiliser le nom de l’auteur (voire utiliser son nom comme adjectif). Ce serait alors une analyse et non un résumé ou une contraction, autrement dit un autre exercice. La sanction est la note de 0 sur 20.

 

3) Le décompte des mots.

Est un mot toute unité typographique qui a un sens, qu’elle soit précédée et suivie d’un blanc ou d’une apostrophe ou d’un tiret.

Ex. : c’est-à-dire = 4 mots ; l’homme ou un homme = 2 mots.

Par contre a-t-on compte pour deux mots car le t est mis pour l’euphonie : il n’a pas de sens.

Certains cas peuvent poser difficultés. C’est la jurisprudence des concours qui prévaut.

Ex. : aujourd’hui = 1 mot ; socio-économique = 1 mot.

Aussi, dans le doute, vaut-il mieux compter plus que moins afin de ne pas franchir la marge de tolérance.

Enfin, un pourcentage (10%), une date (1852), un sigle (PCSI) = 1 mot.

Au-delà de la marge tolérée de + ou – 10%, la sanction peut être sévère.

La note est divisée par deux si votre nombre de mots ne dépasse pas + ou – 20%. Après, elle est égale à 0. Ou bien chaque mot en plus implique une pénalité (par exemple, - 0,5 point).

Toute erreur (ou fraude) sur le nombre total de mots sera sanctionnée : 1 voire 2 points en moins.

Conseil : comptez au moins deux fois les mots de votre résumé ou contraction.

 

4) Les autres consignes.

Vous devez donner le total des mots de votre résumé à l’endroit demandé si c’est le cas, soit en début ou en fin de copie.

Si des sous-totaux (de 50 en 50 ou de 20 en 20) et/ou des barres (verticales) dans le texte de votre résumé ou des sous-totaux ligne par ligne sont demandés, indiquez-les dans la marge. Sinon, il est préférable de les indiquez.

Tracez-lez en conservant la même couleur que la couleur d’écriture.

 

5) Dernières recommandations.

Au brouillon, rédigez au moins deux fois votre résumé pour approcher du nombre de mots demandé.

Relisez-vous pour vous assurer de

- l’exactitude du décompte des mots ;

- du respect des autres consignes et

- de la correction de l’expression française, notamment de l’orthographe.

Recopier alors proprement votre résumé.

Une mauvaise présentation est sanctionnée (1 voire 2 points).