Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Paul Valéry - Brève biographie

Paul Valéry est né le 30 octobre 1871 à Sète, dans l’Hérault. Il fait ses études primaires chez les Dominicains de sa ville natale et ses études secondaires au lycée de Montpellier. Il s’inscrit à la faculté de droit en 1889.

Il rencontre Pierre Louÿs (1870-1925), qui lui fait rencontrer André Gide (1869-1951) et Stéphane Mallarmé (1842-1998). Il publie des poèmes dans des revues symbolistes.

En 1894, après sa licence en droit, il s’installe à Paris.

Il renonce à la poésie à la suite d’une crise intérieure. Il se consacre dorénavant à la pensée et au raisonnement. Il publie Monsieur Teste, Introduction à la méthode de Léonard de Vinci en 1895. À cette date, il est rédacteur au ministère de la guerre. En 1900, il devient le secrétaire particulier d’Édouard Lebey (1850-1922), l’administrateur de l’agence Havas. Il poursuit la rédaction de ses Cahiers qui ne seront publiés qu’après sa mort. Le 31 mai 1900, il épouse Jeannie Gobillard (1877-1970) avec qui il aura trois enfants.

Il se remet à écrire de la poésie sous l’insistante et amicale pression de Gide. En 1917, il publie La Jeune Parque, Le Cimetière marin en 1920 et Charmes en 1922. Il connaît le succès et la célébrité.

En 1925, il est élu à l’Académie française. C’est lui qui reçut le maréchal Pétain (1856-1951) à l’Académie en 1931. En 1937, il est nommé professeur au Collège de France à la chaire de poétique. Il écrit de nombreuses préfaces, donne de nombreuses conférences et écrit des œuvres en prose qui constituent les cinq volumes de Variétés. Il prononça l’éloge funèbre de Bergson en 1941, acte de courage et de résistance.

     Il meurt à Paris le 20 juillet 1945 et a droit à des obsèques nationales, à Sète.

Voir les commentaires

La Fontaine - Biographie

Jean de La Fontaine a été baptisé le 8 juillet 1621 à Château-Thierry en Champagne (actuellement dans le département de l’Aisne qui appartient à la région Picardie). Son père, Charles de La Fontaine est conseiller du roi et maître des eaux et forêts de la duché de Chaûry, abréviation alors courante de Château-Thierry. Sa mère, de bonne famille bourgeoise, se nomme Françoise Pidoux. Son frère cadet, Claude, est baptisé le 26 septembre 1623.

Vers 1635-1636, il part poursuivre ses études à Paris. Il est possible qu’il ait eu Furetière (1619-1688) comme condisciple. Quoique l’aîné, qui, à cette époque, n’était pas destiné à la vie religieuse, il est admis à l’Oratoire le 27 avril 1641. Il renonce plus d’un an après en octobre 1642 à sa vocation religieuse et regagne Château-Thierry.

C’est vers 1643 qu’il découvre et apprécie la poésie de Malherbe (1555-1628). Peut-être a-t-il alors connu Pierre Gassendi (1592-1655), le philosophe épicurien, l’adversaire de Descartes (1596-1650), l’auteur des septièmes objections aux Méditations métaphysiques (1642).

De 1645 à 1647, il fait son droit à Paris. Il participe à la constitution d’une petite académie littéraire, dite l’Académie des Jeudis dont les membres s’appelaient les Palatins ou encore les chevaliers de la Table ronde. Cette académie placée sous le patronage réel ou d’inspiration du poète Jean Chapelain (1595-1674), de l’érudit François Conrart et d’Olivier Patru dont les membres sont François de Pellisson, Maucroix, Furetière, Tallemant des Réaux, le savant François Cassandre, François Charpentier et Antoine Rambouillet de La Sablière (1624-1679) le futur mari de Marguerite Hessein. Il s’inscrit comme avocat en la cour du Parlement de Paris.

Le 10 novembre 1647, il épouse une parente de Jean Racine (1639-1699) Marie Héricart, baptisée le 26 avril 1633, âgée de 14 ans col(les jeunes filles alors se mariaient à partir de 13 ans) et originaire de la Ferté-Milon près de Château-Thierry. Le 20 mars 1652, il obtient par achat, comme toutes les fonctions publiques sous l’Ancien Régime, la charge de maître particulier triennal des eaux et forêts du duché de Chaûry. Charles de La Fontaine, son premier fils, est baptisé le 30 octobre 1653 à Château-Thierry. La Fontaine connaît des difficultés financières que montre la vente d’une de ses fermes et d’une métairie.

La même année, Nicolas Foucquet, vicomte de Vaux (1615-1680), procureur général au Parlement de Paris depuis 1650, est nommé surintendant des finances, c’est-à-dire ministre des finances, sous le règne de Mazarin (1602-1661). Le 17 août 1654 paraît sans nom d’auteur L’Eunuque, comédie, une pièce du poète latin Térence que La Fontaine a traduite en vers et adaptée. Il commence à écrire des vers pour Nicolas Foucquet en 1657. Celui-ci faisait travailler pour lui Le Nôtre et Lebrun et recevait les deux Corneille, Pierre (1606-1684) et Thomas (1625-1709), Molière (1622-1673) et Quinault, Charles Perrault, Scarron.

En avril 1658, son père meurt. Il hérite de ses charges et de ses dettes. Peut-être a-t-il fréquenté à cette époque Olivier Patru. Il offre à Foucquet vers juillet 1658 le manuscrit du poème d’Adonis, imité des Métamorphoses d’Ovide. Foucquet et son entourage apprécient son Epître à l’abbesse de Monzon. La Fontaine est présenté au surintendant. Début 1659, il se sépare de biens avec sa femme. Il devient membre de la “cour” de Foucquet à Saint-Mandé (dans l’actuel Val-de-Marne, 94, au sud-est de Paris). Il y retrouve Paul Pellisson et François de Maucroix. Il rencontre un disciple de Gassendi, Samuel Sorbière. Il se lie avec Saint-Evremond, Brienne, de Charles Perrault et Madeleine de Scudéry. Foucquet le pensionne en échange d’une production poétique trimestrielle. Il entreprend pour lui Le Songe de Vaux, qui décrit par avance les splendeurs du château alors en construction. À Paris, il retrouve La Rochefoucauld (1613-1680) et le Cardinal de Retz dans le salon de la comtesse de Lafayette.

Vers 1660, La Fontaine écrit la farce des Rieurs de Beau Richard. Peut-être a-t-il déjà écrit ses premières fables. On peut l’inférer des premiers mots de la Préface du premier recueil :

« L’indulgence que l’on a eue pour quelques-unes de mes fables me donne lieu d’espérer la même grâce pour ce recueil » La Fontaine, Fables, éd. de Marc Fumaroli, Imprimerie nationale, 1985, réédition Le livre de poche, « Pochothèque », 1995, p.5.

Le 9 mars 1661, Mazarin (1602-1661) meurt. Louis xiv (1638-1643-1715) exercera désormais seul le pouvoir. Le 17 août, Foucquet donne à Vaux-le-Vicomte une grande fête en l’honneur du roi. Molière y donnera la première représentation des Fâcheux avec un prologue de Pellisson. La Fontaine en donne une relation le 22 à Maucroix sous forme d’une lettre. Le 5 septembre, Foucquet est arrêté à Nantes par d’Artagnan et emprisonné en compagnie de Pellisson (ce dernier sera libéré cinq ans plus tard). Jugé et condamné pour malversations financières, il mourra en prison.

Pour sa part, La Fontaine est poursuivi pour usurpation du titre d’écuyer, titre de petite noblesse qu’il a pris dans divers contrats. Il est condamné à une forte amende en 1662. Peut-être a-t-il alors publié clandestinement l’Elégie aux Nymphes de Vaux, écrites en faveur de Foucquet. Toujours est-il qu’il lui écrit le 30 janvier pour répondre aux apostilles que le surintendant a mises à son Ode au roi. Le 23 août 1663, il accompagne l’oncle de sa femme Jannart, substitut de Foucquet dans sa charge de procureur général au Parlement, en exil à Limoges où ils arrivent le 8 septembre. Il adresse en chemin six lettres à son épouse qui constituent La Relation d’un voyage de Paris en Limousin, six lettres non publiées de son vivant, une septième projetée n’a pas été retrouvée même à l’état d’ébauche.

Il revient au plus tard en juillet 1664 à Paris car, le 8 juillet, il entre au service de Marguerite de Lorraine, duchesse douairière d’Orléans (1613-1672), veuve de Gaston le frère de Louis xiii, au palais du Luxembourg dont il est l’un des neuf « gentilshommes servants ». Sa femme se retire à Château-Thierry. La Fontaine fréquentera les salons parisiens, celui de l’Hôtel de Nevers, favorable au jansénisme et à Foucquet où il rencontre La Rochefoucauld (1613-1680), la comtesse de Lafayette (1634-1693) et la marquise de Sévigné (1626-1696) et celui de la duchesse de Bouillon.

En décembre 1664, sont publiées les Nouvelles en vers tirée[s] de Boccace et de l’Arioste par M. de L.F. Le conte, Joconde, est imité du poète Italie, Arioste (1474-1533) et le Cocu battu et content de l’écrivain italien Boccace (1313-1375). En janvier 1665, il publie les Contes et nouvelles en vers. Il collabore dans le même temps à la traduction de La Cité de Dieu de (Saint) Augustin (354-430). Il est plus particulièrement chargé de la traduction des vers latins. En janvier de l’année suivante, la deuxième partie des Contes et Nouvelles en vers paraît.

Le 7 août, Colbert (1619-1683) lui écrit pour enquêter sur des malversations commises par des officiers des eaux et forêts de Château-Thierry.

Le 6 juin 1667, le privilège pour le premier recueil des Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine est pris. Trois nouveaux contes licencieux mais surtout utilisant des personnages ecclésiastiques sont publiés à Cologne puis à Amsterdam.

Le 31 mars 1668, les Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine paraissent, grâce notamment à Boileau (1636-1711) avec des illustrations de François Chauveau. Elles correspondent à nos actuels livres I à VI des Fables de La Fontaine. Une deuxième édition en deux volumes suit le 19 octobre.

L’année suivante paraissent le 31 janvier les Amours de Psyché et de Cupidon, avec le poème d’Adonis.

Le 20 décembre 1670, paraît le Recueil de poésies chrétiennes et diverses, dédié à Monseigneur le Prince de Conti [François Louis de Bourbon] auquel La Fontaine a collaboré et qui contient seize fables déjà publiées.

Le 21 janvier 1671, le duc de Bouillon, dont le salon de sa femme, née Marie-Anne Mancini et surtout nièce de Mazarin, est fréquenté par La Fontaine, lui rachète ses charges, achetées ou héritées, de maître des eaux et forêts.

La troisième partie des Contes et Nouvelles en vers paraît le même mois. Le 12 mars paraissent les Fables nouvelles et autres poésies de M. de La Fontaine avec quatre élégies et huit fables originales qui paraîtront dans le second recueil, à savoir : Le Lion (XI, i) ; Le Loup et le Renard (XI, vi ou XII, ix) ; Le Coche et la Mouche (VII, viii) ; Le Trésor et les deux Hommes (IX, xvi), Le Rat et l’Huître (VIII, ix) ; Le Singe et le Chat (IX, xviii), Du Gland et de la Citrouille (IX, iv) ; Le Milan et le Rossignol (IX, xviii) ; L’Huître et les Plaideurs (IX, ix). En 1672, entre le 17 février et le 9 mars, deux fables séparées sont publiées. Le Curé et le Mort – le 9 mars, Madame de Sévigné l’envoie à sa fille – qui apparaîtra dans le deuxième recueil (VII, x) sans lieu, date ni nom d’auteur et Le Soleil et les Grenouilles, imitation de la fable latine signée D.L.F. qui ne sera pas recueillie (cf. La Fontaine, Fables, GF-Flammarion, pp.407-408).

Le 3 avril, La Fontaine perd son emploi chez la duchesse douairière d’Orléans qui meurt. Madame de La Sablière, séparée de son mari et de ses trois enfants, le recueille au début de 1673 puis le loge pendant plus de vingt ans. Elle disait :

« J’ai congédié tout mon monde ; je n’ai gardé que mon chien, mon chat et mon La Fontaine. »

C’est dans son salon qu’il rencontre ou retrouve Tallemant des Réaux, Barillon ; Charles Perrault, les mathématiciens Roberval et Sauveur, le médecin Menjot et surtout François Bernier (1620-1688). Il a pu expliquer à La Fontaine la philosophie de son maître Gassendi, pour qui les animaux ont une âme matérielle semblable à celle de l’homme dont l’opération principale est l’imagination ou fantaisie. L’homme a en plus, selon cet épicurisme chrétien, une âme immatérielle. Il a pu lui raconter l’anecdote d’un moine qui vit un hibou sortant d’un tronc creux. S’approchant, il constata que l’arbre avait deux trous, celui du haut par lequel est sorti le hibou et l’un en bas qui est bouché. Il creusa ce dernier et découvrit dans l’arbre

« soixante et dix, ou quatre-vingts souris toutes vives, et des épis de blé pour remplir deux ou trois chapeaux, mais que toutes ces souris avaient les cuisses rompues. Ces souris devaient apparemment être la provision du hibou qui leur aurait rompu les cuisses de peur qu’elles ne s’enfuissent et qui leur aurait apporté des épis de lé pour les nourrir quelques temps, cependant qu’il les mangeait l’une après l’autre. » Abrégé de la philosophie de Gassendi, Paris, Fayard, « Corpus des œuvres de philosophie en langue française », 1992, 7 volumes, VI, p.374.

L’influence de François Bernier est apparente dans le Discours à Madame de La Sablière (Fables, IX) et dans Les Souris et le chat-huant (Fables, XI, ix).

Toujours en 1673, il publie le Poème de la Captivité de Saint Malc. En 1674, il travaille grâce à Madame de Montespan, la maîtresse du roi, avec Lulli (1632-1687) pour le livret d’opéra Daphné sans succès. Fâché, il écrit contre le musicien de Louis xiv la satire acerbe du Florentin. Paraissent la même année des Nouveaux Contes, de M. de La Fontaine. Selon toute vraisemblance, c’est l’année de la composition de L’épître à Huet.

Le 5 avril 1675, le lieutenant de police La Reynie (1625-1709) ordonne l’interdiction du volume.

Des difficultés financières accrues amènent La Fontaine à vendre sa maison natale de Château-Thierry le 2 janvier 1676. Cette année-là meurt François Chauveau, illustrateur des Fables.

Le 29 juillet 1677, La Fontaine prend un privilège pour une nouvelle édition des Fables choisies mises en vers. Le 3 mai 1678 paraissent les deux premiers volumes de la nouvelle édition, à savoir nos actuels livres I à VI qu’on nomme le premier recueil, ultérieurement le 3ème volume, c’est-à-dire nos actuels livres VII et VIII alors numéroté I et II de la troisième partie. Dans le même temps, La Fontaine écrit divers poèmes, notamment pour célébrer la paix de Nimègue. Le 15 juin 1679 paraît le 4ème volume des Fables choisies mises en vers qui contient nos actuels livres IX à XI, alors numérotés III, IV et V, qui, avec les livres VII et VIII constituent ce qu’on nomme le second recueil. Les illustrations sont de François Chauveau et d’élèves de son atelier comme Nicolas Guérard.

Le 23 mars 1680, Foucquet meurt. Le 29 mai, Monsieur de Mondin adresse une lettre à Condé accompagné d’un dialogue de Platon (428-347 av. J.-C.) traduit par La Fontaine, mais on ne sait lequel. C’est cette année que Madame de La Sablière se tourne vers le Dieu catholique tout en continuant de loger La Fontaine.

Les Epîtres de Sénèque (1-65) traduites de Pinterel revue par La Fontaine paraissent le 1er août 1681. Le 24 janvier 1682, c’est le Poème du Quinquina et autres ouvrages en vers de M. de La Fontaine. Il cherche depuis un moment à entrer à l’Académie française. Le 6 mai 1683, c’est la première d’une pièce aujourd’hui disparue qui connaîtra seulement trois autres représentations (les 7, 9 et 11) à la Comédie française. La rédaction d’Achille commence mais restera inachevée.

Le 15 novembre, La Fontaine est élu à l’Académie française en remplacement de Colbert, l’ennemi de Foucquet, mort le 6 septembre, contre Boileau, le candidat du roi. Aussi, le 20 novembre, Louis xiv refuse-t-il d’entériner la proposition de l’Académie. Tout rentre dans l’ordre l’année suivante. En janvier 1684, le Mercure Galant (journal fondé en 1672, organe des Modernes) publie la Ballade adressée par La Fontaine au roi en faveur de son entrée à l’Académie française. Boileau est élu le 17 avril et le 24 l’élection définitive de La Fontaine est acquise. Le 2 mai, jour de la réception, il prononce son second Discours à Madame de La Sablière où on peut lire notamment les célèbres vers :

« Je m’avoue, il est vrai, s’il faut parler ainsi,

Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles

À qui le bon Platon compare nos merveilles :

Je suis chose légère, et vole à tout sujet ;

Je vais de fleur en fleur, et d’objet en objet ;

À beaucoup de plaisir je mêle un peu de gloire.

J’irais plus haut peut-être au temple de Mémoire,

Si dans un genre seul j’avais usé mes jours ;

Mais quoi ! je suis volage en vers comme en amours. »

À la réception de Boileau, le premier juillet, La Fontaine lit la fable Le Renard, le Loup et le Cheval.

Au début de 1685, La Fontaine se brouille avec Furetière. Le 22 janvier ce dernier est exclu de l’Académie française. En effet, peu satisfait du travail pour le dictionnaire de l’Académie française, Furetière a obtenu du roi qu’il puisse publier son propre dictionnaire, ce que le règlement de l’Académie interdit.

Le 28 juillet, paraissent les Ouvrages de prose et de poésie des Sieurs de Maucroix et de La Fontaine. Maucroix donne la traduction de trois dialogues de Platon, l’Euthyphron, l’Hippias majeur et l’Euthydème. Le premier volume est tout entier de La Fontaine, il contient : des vers anciens ; le remerciement à l’Académie ; le “second” Discours à Madame de La Sablière ; la Ballade au roi ; cinq nouveaux contes et onze fables qui apparaissent dans le dernier recueil, notre actuel livre XII.

1687 : c’est la querelle des Anciens et des Modernes déclenché par le poème, Le siècle de Louis le Grand, lu par Charles Perrault en séance à l’Académie. Boileau défend les Anciens, Perrault les Modernes. La Fontaine publie prudemment le 5 février l’Epître à Monseigneur l’Evêque de Soissons dite Épître à Huet avec une lettre à Monsieur de Bonrepaux. On peut y lire notamment un certain penchant pour les Anciens :

« Térence est dans mes mains ; je m’instruis dans Horace ;

Homère et son rival sont mes dieux du Parnasse …

Je chéris l’Arioste et j’estime le Tasse ;

Plein de Machiavel, entêté de Boccace,

J’en parle si souvent qu’on en est étourdi ;

J’en lis qui sont du Nord, et qui sont du Midi.

Non qu’il me faille un choix dans leurs plus beaux ouvrages :

Quand notre siècle aurait ses savants et ses sages,

En trouverais-je un seul approchant de Platon ?

La Grèce en fourmillait dans son moindre canton. »

Madame de La Sablière se retire aux Incurables en 1688 où elle accueille encore La Fontaine. À l’occasion du mariage du Prince de Conti et de Marie-Thérèse de Bourbon, il dédie au Prince la fable du Milan, le Roi et le Chasseur (XII, xii). Le suédois Ulrich lui demande d’être le chaperon de sa jeune et jolie femme mais il devient son amant. Elle sera sa compagne des derniers jours et publia après sa mort un dernier conte, les Quiproquo.

En décembre 1690, il publie dans Le Mercure galant la fable, Les compagnons d’Ulysse (Fables, XII, i). En février 1691 paraît dans le même journal Les deux Chèvres (XII, iv) et en mars Du Thésauriseur et du Singe (Fables, XII, iii). Le 28 novembre 1691, Astrée, tragédie lyrique dont le livret est de La Fontaine et la musique de Colasse, le gendre de Lulli, échoue. C’est en 1692 qu’est pris le privilège pour l’édition du dernier recueil des Fables.

Sa protectrice, Madame de La Sablière, meurt le 6 janvier 1693. Il trouve alors refuge auprès d’Anne d’Hervart et de sa femme.

En décembre 1692, Le Mercure galant publie, anonyme, une fable, La Ligue des Rats, non reprise en recueil.

Le 12 février 1693, La Fontaine, prêché et confessé par l’abbé Pouget, vicaire de Saint-Roch, reçoit l’extrême onction. Devant une délégation de l’Académie française il répudie publiquement ses Contes. Il commence une paraphrase du Dies irae. Le 1er juin, paraît le Recueil de vers choisis par le père Bonhours et on y trouve Le Juge arbitre, l’Hospitalier le Solitaire (Fables, XII, xxix). Le premier septembre, le dernier recueil des Fables paraît avec deux contes déjà publiées en 1682, à savoir la Matrone d’Ephèse et Belphégor.

    Moins de deux ans après, le 13 avril 1695, La Fontaine meurt. Boileau, dans une lettre à Maucroix du 29 avril, évoque les haires, les cilices et les disciplines dont La Fontaine aurait usé. Quoique le caractère de La Fontaine ne lui ait pas paru aux mortifications, la grâce de Dieu peut rendre compte de cette métamorphose. Quant à l’abbé d’Olivert, il prétendit avoir vu le cilice (chemise de crin portée sur la peau pour meurtrir la chair en pénitence) retrouvé sur le cadavre de La Fontaine.

Voir les commentaires

Camus - Brève biographie

Albert Camus est né en Algérie française le 7 novembre 1913. Son père travaillait dans un domaine viticole. Il meurt en octobre 1914 après avoir été blessé à la bataille de la Marne.

Il s’installe avec sa mère à Alger où il fera ses études. Il écrit. Après son baccalauréat, il suit des études de philosophie. Il obtient un diplôme d’études supérieures. La tuberculose se déclare. Il ne passera pas l’agrégation.

Sa première pièce est de 1936 : Révolte dans les Asturies. Il publie un essai : L’envers et l’endroit en 1937. Il s’occupe de théâtre. Il a démissionné du parti communiste où il était entré deux ans plus tôt. En 1939, il publie Noces, un recueil d’essais et d’impressions. Son article, la « Misère de la Kabylie », amène l’interdiction du Front populaire, journal où il travaille, par le Gouvernement Général de l’Algérie. Il n’y trouve plus de travail.

Il s’installe alors à Paris où il fait du journalisme. Paraissent son roman L’Étranger et son essai Le mythe de Sisyphe en 1942. En 1943, il prend la direction du journal Combat que lui avait laissé le directeur appelé à d’autres activités dans la Résistance. Il publie des pièces de théâtre : Le malentendu (1944) et Caligula (1945). Il publie après la guerre, La peste (1947), L’État de siège (1948), et Lettres à un ami allemand sous le pseudonyme de Louis Neuville, Les justes (1950) et l’essai, L’Homme révolté (1951). En 1952, il rompt avec Jean-Paul Sartre (1905-1980). En 1954, il publie un essai, L’Été.

En 1956, son « Appel pour la trêve civile », deux ans après le début de la guerre d’Algérie, lui vaut des menaces de mort. C’est l’année de son roman, La chute. R, 1957, il publie L’Exil et le royaume. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il adapte pour le théâtre Les possédés de Dostoïevski.

Il meurt le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture au Petit-Villeblevin dans l’Yonne. Son dernier livre, Le premier homme, inachevé, a été publié par sa fille en 1994.

Voir les commentaires

Tchekhov "Oncle Vania" résumé

Tchekhov (1860-1904), Oncle Vania, traduit du russe par André Markowicz et Françoise Morvan, Arles, Actes sud, Babel, 1994

 

Résumé

 

Ce “résumé” de l’Oncle Vania de Tchekhov a pour but de se faire une idée globale de l’action ou de retrouver un moment. J’ai essayé d’éviter d’interpréter le texte, ce qui n’est guère possible dans l’absolu.

Quoique les actes ne soient pas découpés en scène, j’ai essayé le plus possible de tenir compte des entrées et des sorties des personnages pour le découpage que je propose.

 

 

Acte I (pp.11-30)

 

Au printemps, après le « Grand Carême » (p.13 ; p.49) dans le jardin, l’après-midi, le ciel est couvert, autour d’une table servie pour le thé.

¤ Astrov évoque le temps qui passe avec Marina. Elle remarque qu’il a perdu sa beauté. Il se plaint de sa vie vouée à son travail de médecin, sans liberté, vide. Il se sent entouré de « toqués » qui le contaminent. Il évoque un aiguilleur qu’il n’a pu sauver. Il se demande ce que les hommes dans quelques siècles penseront d’eux. Marina, la nourrice s’en tient à sa foi en Dieu (pp.11-14).

¤ Voïnitski (Oncle Vania) se plaint d’une liberté oisive depuis l’arrivée du professeur et de son épouse tandis que Marina se plaint d’un emploi du temps bouleversé (pp.14-15).

¤ Sérébriakov, Sonia avec Éléna Andréevna, silencieuse, passent rapidement de retour de leur promenade en évoquant de qu’ils ont vu et ce qu’ils verront (p.15).

¤ Voïnitski critique le féminisme de sa mère. Il se plaint de la brillante ascension sociale du professeur Sérébriakov et critique ses travaux littéraires. Il se montre jaloux du professeur qui a épousé en premières noces sa sœur dont il fait l’éloge puis la jeune et belle Éléna Andréevna qui devrait trahir son vieux mari. Il manifeste pour elle un certain désir. Téléguine, peu écouté lorsqu’il exprime sa béatitude due à la contemplation des choses, lui oppose son exemple. Il a, lui, préféré le devoir au bonheur en acceptant d’aider sa femme, son amant maintenant décédé et leurs enfants (pp.16-19).

¤ Sonia envoie Marina voir des paysans (p.20).

¤ Astrov et Éléna évoquent sans conviction la santé de Sérébriakov. Sonia se montre satisfaite de la présence d’Astrov. Éléna Andréevna montre son désintérêt pour Téléguine dont elle écorche le nom. Il explique son surnom « la Gaufre ». Maria Vassilievna commente une brochure où l’auteur contredit ce qu’il écrivait auparavant dans l’indifférence. Voïnitski se plaint d’avoir méconnu jusque là « la vraie vie », illusionné qu'il était par des théories d’école. Il ne trouve pas d’oreilles compatissantes. Il se dispute à ce propos avec sa mère qui lui reproche de ne pas agir (pp.20-23).

¤ Marina explique à Sonia ce que voulaient les paysans et repart inquiète du sort d’une poule (pp.23-24).

¤ Un valet de ferme vient chercher le docteur pour une intervention à l’usine. Il hésite et commande un verre de vodka (p.24).

¤ Éléna s’enquiert de son intérêt pour les forêts. Sonia expose l’action et la pensée écologiques du docteur en leur faveur. Elles rendent les hommes meilleurs notamment dans leur rapport avec les femmes. Puis, Astrov lui-même expose son credo sous les propos et le regard ironiques de Voïnitski. Il reproche à l’homme de détruire alors que sa vocation est de créer. Planter a pour but de rendre heureux les hommes de l’avenir (pp.24-27).

¤ Le valet de ferme apporte à Astrov son verre de vodka qui disqualifie ses propos antérieurs. Une fois son verre de vodka bu, il part et Sonia montre son regret (p.28).

¤ Éléna et Voïnitski échangent des propos doux amers. Elle lui reproche de s’en prendre à Maria et à son mari, de vouloir détruire la fidélité – discours démarqué de celui d’Astrov – tout en montrant qu’elle a compris les sentiments de Sonia pour Astrov et elle-même ne semble pas indifférente. Voïnitski avoue haïr le professeur et lui reproche sa vie paresseuse et sa philosophie démarquée d’Astrov. Il lui dit l’aimer : elle est son bonheur et lui affirme que de lui en parler fait son bonheur. Éléna se montre très peu intéressée (pp.28-30).

 

Acte II (pp.31-55)

 

L’été à la saison des foins (p.36), après minuit (p.32, 35) dans la salle à manger. Dehors, un orage (pp.36, 38, 39, 42, 45, 50) menace, éclate puis passe.

¤ Le professeur Sérébriakov est réveillé par une douleur et/ou un rêve. Il accuse sa femme d’attendre sa mort et se plaint de sa retraite et de sa vieillesse. Il est conscient de tyranniser son entourage mais exprime son droit à une vieillesse tranquille. Éléna semble vouloir le tranquilliser (pp.31-35)

¤ Puis il refuse à sa fille de voir le docteur Astrov et tente de la tyranniser également. Elle ne s’en laisse pas conter (pp.35-36)

¤ Il refuse de rester seul avec Voïnitski qui vient remplacer Sonia et Éléna qui le veillent depuis deux nuits. Leur ancienne amitié a disparu (p.36)

¤ Marina, la nourrice, plaint le professeur. Elle évoque sa première femme, Véra Petrovna, et lui promet des soins. Elle le traite comme un petit enfant et réussit ainsi à l’emmener dormir (pp.36-38)

¤ Voïnitski se retrouve seul avec Éléna. Elle se plaint du professeur et lui fait observer les multiples conflits dans la maison. Elle lui reproche de ne rien faire pour réconcilier tout le monde. Lui se plaint d’avoir perdu sa vie et pense qu’elle perd la sienne. Tel est le contenu de sa seconde déclaration d’amour qui est refusée, notamment au motif qu’il est saoul (pp.38-40)

¤ Voïnitski soliloque. Il regrette de ne pas être tombé amoureux d’Éléna dix ans plus tôt du vivant de sa sœur. Puis, il regrette son ancienne admiration pour Sérébriakov dont l’œuvre lui paraît maintenant nulle de même que le travail qu’il a fourni avec Sonia pour lui (pp.40-41)

¤ Astrov arrive avec Téléguine à qui il demande de jouer de la guitare. Le docteur comprend l’attirance de Voïnitski pour Éléna et lui expose sa conception terre à terre des rapports entre hommes et femmes. Ils se saoulent et évoquent chacun leur vie (pp.41-44)

¤ Sonia, après qu’Astrov est allé mettre une cravate, suivi de Téléguine, dispute son oncle qui boit depuis peu et qui néglige le domaine. Il justifie l’usage de l’alcool par l’absence de « vraie vie ». Il est ému en voyant dans le regard de sa nièce sa défunte sœur et évoque un mystère (pp.44-45)

¤ Sonia veut parler à Astrov qui s’est habillé correctement. Elle lui demande de ne plus faire boire son oncle, Vania. Comme il annonce qu’il part sur l’heure, elle tente de le retenir. La conversation roule sur le professeur et sur Éléna Andréevna. Astrov exprime son insatisfaction de la vie provinciale russe, des grossiers paysans, des hommes cultivé, qu’ils soient bêtes et qu’ils soient minés par la réflexion. Il affirme qu’il est trop tard pour lui d’aimer. Sonia quant à elle le flatte, lui fait jurer qu’il ne boira plus. Elle lui déclare indirectement son amour sans rencontrer d’écho favorable (pp.45-50)

¤ Sonia monologue. Elle est heureuse malgré le refus implicite d’Astrov mais se plaint de sa laideur (p.50)

¤ Éléna Andréevna et Sonia dialoguent. Elles se réconcilient. Éléna Andréevna affirme avoir cru épousé le professeur par amour. Elle ne l’a pas épousé par intérêt. Elle demande la confiance. Elle répond à Sonia qui lui a posé la question qu’elle n’est pas heureuse. Elles évoquent le docteur qui plaît à Éléna Andréevna. Cette dernière parle de son talent mis au service du bonheur de l’humanité. Sonia affirme son bonheur. Éléna Andréevna, malheureuse, est prête à jouer de la musique si le professeur le supporte. Sonia va poser la question (pp.50-55)

¤ Elle demande à Efim, le gardien, de ne pas frapper sur sa planchette pour ne pas réveiller le professeur (p.55)

¤ Sonia revient lui apprendre que le professeur refuse qu’elle joue (p.55)

 

Acte III (pp.56-81)

 

En septembre (p.59), c’est l’automne (p.70, cf. Acte IV, p.82). Dans le salon de la maison. En début d’après-midi (pp.56, 57).

¤ Il est une heure moins le quart. Éléna Andréevna, Sonia et Voïnitski attendent la réunion convoquée par le professeur. Sonia invite Éléna Andréevna à combattre son ennui qu’elle a communiqué à tous par le travail auprès du peuple. Elle refuse de confondre roman et réalité. Voïnitski lui propose de devenir sirène qu’elle est. Il part lui préparer un bouquet de roses (p.56-58)

¤ Restées seules, Sonia avoue à Éléna Andréevna aimer depuis six ans Astrov sans être payée de retour. Éléna lui propose d’interroger le docteur sur ses sentiments relatifs à Sonia : elles en tombent finalement d’accord (pp.58-61)

¤ Éléna Andréevna soliloque. Elle pense savoir que le docteur n’aime pas Sonia. Elle-même pense être séduite par cet homme qui n’est pas voué comme les autres à satisfaire uniquement ses besoins vitaux et croit deviner qu’il est attiré par elle. Elle hésite ‑ quoique ait pu dire Oncle Vania ‑ à se laisser séduire, anticipant sur ses remords (pp.61-62)

¤ Éléna Andréevna et Astrov dialoguent. Il raconte comment il venait de temps en temps prendre plaisir à son travail de cartographie à côté de Sonia et de Voïnitski. Il lui expose ses travaux sur la progressive disparition de la forêt et d’une partie de la faune depuis un demi-siècle. Malgré les protestations d’Éléna Andréevna, ces explications ne l’intéressent pas. Elle l’interroge sèchement sur ses sentiments relatifs à Sonia. Astrov lui rétorque que son interrogatoire est une ruse et lui fait des propositions qu’elle semble repousser. Au moment où il l’embrasse, entre Voïnitski avec son bouquet de roses à la main (pp.62-69)

¤ Éléna Andréevna hésite avant de voir Voïnitski et repousse finalement le docteur, gênée. Astrov parle du temps, exprimant ainsi la gêne (pp.69-70)

¤ Éléna Andréevna, restée seule, demande à Voïnitski, abattu, de tout faire pour qu’ils partent, son mari, le professeur et elle (p.70)

¤ Arrivée des autres personnages pour la réunion. Éléna Andréevna apprend assez laconiquement à Sonia le refus d’Astrov. Elle et Voïnitski sont désemparés. Dans son discours apprêté de professeur cultivé (Gogol le dispute au poète épicurien Horace), Sérébriakov explique son intention de vendre le domaine pour le bien de tous. Voïnitski s’estime tromper – Sérébriakov n’a rien à proposer pour le futur à sa fille Sonia, la vieille Marina et son beau-frère. Il réagit violemment parce qu’il a donné sa part d’héritage et travaillé pour le domaine. Il s’oppose à sa mère, Maria Vassilievna, d’accord avec le professeur. Il coupe une intervention intempestive de Téléguine. Il reproche finalement à Sérébriakov l’admiration qu’il a eue pour lui et sa vie gâchée alors qu’il aurait pu être philosophe ou écrivain. Chacun est hors de lui (pp.70-78)

¤ Sérébriakov finit par accepter de se réconcilier avec Voïnitski sous la pression de sa femme, Éléna Andréevna, et de sa fille, Sonia, qui lui relate tout ce que son oncle a fait pour lui, notamment son aide pour les travaux littéraires du professeur. (pp.78-80)

¤ Marina console Sonia et compare la dispute à celle des jars (les mâles des oies)  (pp.80)

¤ Après le coup de feu entendu, Sérébriakov entre et Voïnitski le rate pour la deuxième fois. Le malaise est presque général (pp.80-81)

 

Acte IV (pp.82-100)

 

C’est l’automne (p.82), la chambre d’Ivan Petrovitch Voïnitski. Le soir.

¤ Téléguine et Marina évoquent les événements et le départ d’Éléna Andréevna et de Sérébriakov pour Kharkov. Ils sont satisfaits de reprendre leur vie routinière (pp.82-84)

¤ Voïnitski chasse Marina et Téléguine. Il veut rester seul. Astrov refuse de partir. Il demande à Voïnitski de lui rendre une boîte de morphine qu’il lui a dérobée. Voïnitski dénonce la folie de l’existence humaine. Astrov pense que l’homme est « toqué » (Le terme revient plusieurs fois. Astrov l’utilise à l’Acte I, pp.12, 27, 28 ; Acte II, p.43. Éléna Andréevna à l’Acte II, p.52.). Voïnitski n’a aucun espoir et émet le vœu de recommencer sa vie tandis qu’Astrov se console à l’idée du bonheur de l’humanité future tout en dénonçant la misérable vie petite bourgeoise qui les gagne (pp.84-88)

¤ Sonia, tout aussi malheureuse que son oncle, le persuade de rendre la boîte et l’invite de façon répétitive à supporter. L’oncle et la nièce s’accordent pour penser que c’est le travail qui le leur permettra (pp.88-89).

¤ Éléna Andréevna invite Voïnitski à aller voir Sérébriakov, Sonia lui demande de se réconcilier avec lui (p.90).

¤ Éléna Andréevna et Astrov restés seuls font leurs adieux. Il tente à nouveau de la séduire en arguant qu’elle peut succomber maintenant, dans la forêt plutôt que dans une petite ville de province puisqu’elle n’a aucun but dans la vie. Ayant échoué, il dénonce sans conviction assurée en elle et son mari, des oisifs qui les ont tous perturbés. Elle finit par l’étreindre passionnément avant leur séparation définitive (pp.90-93).

¤ Sérébriakov pontifie en promettant un « traité d’art de vivre ». Lui et Éléna Andréevna font leurs adieux. Le professeur invite les autres à agir (pp.93-94).

¤ Voïnitski et Éléna Andréevna se font leurs adieux chastement (p.94).

¤ Le professeur et sa femme sont partis constate Astrov (p.94).

¤ Marina, Sonia et Maria Vassilievna constatent à leur tour le départ du couple. Cette dernière lit. Sonia et Astrov travaillent en établissant des factures. Astrov hésite à partir et se laisse persuader par Marina de boire un dernier verre de vodka tout en évoquant les énormes chaleurs africaines et finit par s’en aller (pp.95-97).

¤ Marina et Sonia constatent tour à tour le départ d’Astrov. Malgré le travail, Voïnitski se plaint. Sonia évoque sa foi en un bonheur dans l’au-delà qui aurait pour source la pitié de Dieu et consisterait dans le repos (pp.98-99)

 

Voir les commentaires