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La Bruyère - brève biographie

La Bruyère (1645-1696)

La Bruyère (1645-1696)

 

Jean de la Bruyère est né à Paris. Il est baptisé le 7 août 1645 à l’église Saint-Christophe. Son père était contrôleur général des rentes de l’hôtel de ville.

Il a vingt ans lorsqu’il présente ses thèses qui lui confèrent le grade de licencié ès deux droits de l’Université d’Orléans. Il devient avocat au Parlement de Paris où il ne plaide pas beaucoup.

Il achète en 1673 la charge de trésorier général de France au bureau des finances de la généralité de Caen. Il continue toutefois à résider à Paris.

Bossuet lui permet en 1684 d’être un des précepteurs chargés d’achever l’éducation du jeune duc de Bourbon qui a seize ans, petit-fils du grand Condé. La Bruyère lui enseigne l’histoire, la géographie, les institutions du royaume de France.

En 1686, il revend sa charge de trésorier général.

En 1687, l’éducation de son élève achevé, La Bruyère demeure dans la maison de Condé où il prend le titre de gentilhomme de M. le Duc.

Dans une lettre à Jean Racine (1639-1699) datée du 19 mai 1687, Boileau (1636-1711) écrit : « Maximilien (La Bruyère) m’est venu voir à Auteuil, et m’a lu quelque chose de son Théophraste. »

Les Caractères de Théophraste traduits du grec avec les Caractères ou les mœurs de ce siècle de Jean de La Bruyère paraissent au début de l’année 1688.

Reçu à l’Académie française le 15 juin 1693, La Bruyère publie son discours dans l’année.

La huitième édition des Caractères paraît en 1694. La Bruyère commence des Dialogues sur le quiétisme. Il les lit le 8 mai 1696 à Antoine Bossuet, frère de l’aigle de Meaux.

Dans la nuit du 10 au 11 mai La Bruyère meurt à Versailles d’une attaque d’apoplexie.

Fin 1698, le libraire Osmont met en vente les Dialogues posthumes du sieur de La Bruyère sur le quiétisme, texte remanié et complété par l’abbé Ellies du Pin.

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Paul Bénichou : brève biographie

Paul Bénichou (1908-2001)

Paul Bénichou (1908-2001)

Paul Bénichou est né à Tlemcen (Algérie) le 19 septembre 1908. Il était issu d’une famille juive séfarade. La famille de son père vivait en Algérie depuis une époque immémoriale. Son grand-père ne parlait que l’arabe. Sa mère descendait d’une famille juive expulsée d’Espagne en 1492. Elle parlait un espagnol médiéval. Paul Bénichou était citoyen français. La république avait naturalisé tous les juifs de sa colonie en 1871, les séparant ainsi des musulmans. À l’école, Paul Bénichou choisit l’arabe plutôt que le français.

Élève au lycée Louis-Le-Grand à Paris, il obtient un prix en thème latin au concours général. Il entre à l’École normale supérieure en 1926. Il y côtoie de plus anciens comme Raymond Aron (1905-1983) ou Jean-Paul Sartre (1905-1980) et un condisciple, Maurice Merleau-Ponty (1908-1962). Il obtient sa licence en 1927 et est reçu à l’agrégation en 1930. Dans les années 1930, il milite dans le radicalisme et écrit des poèmes de facture surréaliste.

En 1940, il est interdit d’enseigner. Pour Vichy, c’est un « juif indigène algérien » qui tombe sous le coup des lois antisémites du nouveau régime. Il quitte la France et devient professeur en Argentine. Il y fonde avec Roger Caillois (1913-1978), l’Institut Français de Buenos Aires. Il rencontre Jorge Luis Borges (1899-1986). Il s’intéresse à la littérature médiévale espagnole. De retour en France, il propose à un professeur en Sorbonne un manuscrit sur la littérature du XVII° comme thèse. Il essuie un refus. Il le publie en 1948 sous le titre de Morales du grand siècle. C’est un succès. C’est devenu un classique. Il enseigne au Lycée Condorcet. Il le quitte en 1958. Il est invité à Harvard où il devient professeur permanent jusqu’en 1979 à raison d’un semestre par an. Son cours sur Molière attire d’autant plus qu’il joue tous les rôles, y compris féminins. Son second semestre est consacré à ses recherches à la bibliothèque nationale. Il enseigne le français et la poésie espagnole.

Historien de la littérature, critique, il est l’auteur d’une œuvre multiple, singulière. Il étudie principalement les rapports entre l’écrivain et la société dans laquelle il se trouve. Son style est clair. Son érudition toujours sure et pertinente. Il refuse la mode théorique de la critique inspirée de la linguistique, non par conservatisme, mais grâce à sa profonde connaissance de l’histoire de la critique comme le montre l’avant-propos de L’écrivain et ses travaux.

Il est mort à Paris le 14 mai 2001.

 

Œuvres majeures

Romancero Judéo-españoles de Marruecos (Buenos Aires, Instituto de Filología de la Universidad de Buenos Aires, 1946) ; Morales du Grand Siècle (Paris, 1948) ; L’Écrivain et ses travaux (Constant, Lamartine, La Rochefoucauld, Mallarmé, Racine, Rousseau) (Paris, 1967) ; Créacion poética en el romancero traditional (Madrid, 1968) ; Nerval et la chanson folklorique (Paris, 1970) ; Man and Ethics: Studies in French Classicism, traduit par Elizabeth Hughes (Garden City, NY, 1971). Le Sacre de l’écrivain 1750-1830 : Essai sur l’avènement d’un pouvoir spirituel laïque dans la France moderne (Paris, 1973) ; Le Temps des prophètes : Doctrines de l’âge romantique (Paris, 1977) ; Les Mages romantiques (Paris, 1988) ; L’École du désenchantement : Sainte-Beuve, Nodier, Musset, Nerval, Gautier (Paris, 1992) ; Selon Mallarmé (Paris, 1995) ; Variétés critiques : De Corneille à Borges (Paris, 1996).

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« Le monde des passions » : sources internet des œuvres

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