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Benveniste - Biographie

Émile Benveniste est né Ezra Benveniste à Alep (dans l’actuelle Syrie) le 27 mai 1902 dans une famille juive. Sa mère, Marie Benveniste, née à Vilna, (dans l’actuelle Lituanie), enseigne d’abord l’hébreu, le français et le russe à l’école de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Samokov (Bulgarie). Son père, Mattathias Benveniste (né à Smyrne, l’actuelle Izmir en Turquie), parle sans doute le ladino (la langue inventée dans la péninsule ibérique pour traduire l’hébreu). L’environnement de l’enfance de Benveniste est de langue turque, arabe, grec moderne, peut-être slave. Son frère Henri est né l’année précédente. En 1904 naît sa sœur Carmélia.
En 1913, il émigre en France. Il est élève au « petit séminaire » de l’École rabbinique de France qui va le conduire au baccalauréat.
En 1919, il obtient un Certificat d’Études Supérieures de la licence classique.
En 1922 il réussit l’agrégation de grammaire. Il s’inscrit aux Langues Orientales et donne des cours au collège Sévigné. Il part en Inde comme précepteur dans la famille Tata.
En 1924, il est naturalisé français. Il choisit comme nom : Émile Benveniste.
En 1926, il accomplit son service militaire.
En 1927, il est diplômé de l’école des Hautes Etudes (IVème section) où il est l’élève d’Antoine Meillet (1866-1936). Il devient (jusqu’à sa mort) directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes. Il est (jusqu’en 1937) secrétaire de la Société asiatique.
En 1935, il est docteur ès lettres avec une thèse intitulée : Origines de la formation des noms en indo-européen.
En 1937 (jusqu’à sa mort en1969), il succède encore à Antoine Meillet à la chaire de Professeur de grammaire comparée au Collège de France.
En 1940, il est fait prisonnier.
En 1941, il s’évade et se réfugie en Suisse.
Le 31 mars 1942, il est un des 29 signataires avec le critique littéraire Benjamin Crémieux (1888-1944), le sociologue Georges Friedmann (1902-1977), le juriste et sociologue Henri Lévy-Bruhl (1884-1964), de la lettre collective organisée par l’historien Marc Bloch (1886-1944), et adressée à l’Union Générale des Israélites de France, un organisme collaborationniste, pour attitrer l’attention sur la ghettoïsation des juifs en France. Son frère Henri est déporté à Auschwitz d’où il ne reviendra pas.
En 1945, il rentre en France. Il devient secrétaire adjoint de la Société de linguistique de Paris. Il est fait docteur honoris causa de l’université de Téhéran.
De février à octobre 1947, il voyage en Iran et en Afghanistan et y étudie les langues et dialectes locaux.
En 1950 il est professeur à l’Université d’Ann Arbor.
Entre 1952 et 1953, il visite le Canada et les Etats-Unis où il étudie les langues des Haida, des Tlingit et des Eskimos.
En 1959 (jusqu’à sa mort 1970), il est secrétaire de la Société de linguistique de Paris.
En 1960 il devient membre de l’Institut (Académie des Inscriptions des Belles lettres).
En 1961, il fonde avec l’anthropologue Claude Lévi-Strauss (1908-2009) et le géographe Pierre Gourou (1900-1999), la revue L’Homme, consacrée à l’anthropologie.
En 1962 il est fait officier de la légion d’honneur.
En 1965, il est fait docteur honoris causa de l’université de Louvain.
En 1969, il a une attaque et devient aphasique. Il renonce à ses cours.
En 1974, docteur honoris causa de l’université de Berne.
Il meurt à Versailles le 3 octobre 1976. Sa sœur Carmélia est son légataire universel. Elle meurt en 1979.


Œuvres.
Sûtra des causes et des effets, en collaboration avec R. Gauthiot et P. Pelliot (1926-1928) ; Essai de grammaire sogdienne (1929) ; The Persian Religion according to the chief Greeck Texts (1929) ; Grammaire du vieux-perse, de A. Meillet, deuxième édition entièrement corrigée et augmentée par E. Benveniste (1931) ; Origines de la formation des noms en indo-européen, (1935) ; Les infinitifs avestiques (1935) ; Les mages dans l’Ancien Iran (1938) ; Codices sogdiani ; Textes sogdiens, traduction et commentaires (1940) ; Vessantara Jataka, traduction et commentaires (1946) ; Noms d’agent et noms d’action en indo-européen (1948) ; Études sur la langue ossète (1959) ; Hittite et indo-européen. Etudes comparatives (1962) ; Problèmes de linguistique générale (1966) ; Titres et noms propres en iranien ancien (1966) ; Le vocabulaire des institutions indo-européennes, 2 volumes (1969) ; Problèmes de linguistique générale, 2 (1974) ; Dernières leçons. Collège de France 1968-1969 (2012).

Sources principales.
http://www.college-de-france.fr/site/professeurs-disparus/emile_benveniste.htm#|p=../professeurs-disparus/emile_benveniste.htm|


http://www.kristeva.fr/benveniste.html

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