Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La parole - Platon "Phèdre" - Plan analytique - Première partie

Le découpage proposé dans ce plan détaillé ne prétend nullement être le seul possible. Il ne cherche pas à résoudre le très controversé problème de l’unité du Phèdre. Il vise seulement à en faciliter l’étude. C’est pourquoi le dialogue est divisé en un prologue et en deux grandes parties, l’une sur l’amour et le beau, l’autre sur la rhétorique, la dialectique et l’écriture.

Les titres ou résumés sont de mon invention. Ils peuvent donc être remplacés par de meilleurs. On trouve ensuite entre parenthèses et entre guillemets la portion de texte auxquels ils se réfèrent. Elle est précédée en gras du nom du personnage qui parle (Socrate ou Phèdre). Les italiques permettent au premier coup d’œil de déterminer ce qui appartient à Platon.

Je fais suivre les passages de la pagination standard d’Henri Estienne de 1578 puis de celle de l’édition utilisée :

 

Platon, Phèdre, présentation par Daniel Babut, introduction, traduction, notes et bibliographie par  Létitia Mouze, Le Livre de Poche, n°4649, « Les classiques de la philosophie, 2007.

 

 

 

Plan

 

Préambule.

(« Socrate : Où vas-tu donc, mon cher Phèdre ? (…) toi, choisis la manière que tu trouveras la plus pratique pour lire, et lis. » 227a-230e, p.195-207)

1. Socrate interpelle Phèdre sur ses activités du jour. Ce dernier lui relate qu’il était chez Lysias, fils de Céphale, où il a entendu un discours de son hôte. Il va se promener.

(« Socrate : Où vas-tu (…) Socrate : À condition que tu parles ... » 227a-c, p.195-199)

2. Phèdre et le discours de Lysias. Le sujet en est qu’il faut que le beau jeune homme cède à un homme qui n’en est pas amoureux. Phèdre, qui voulait s’exercer à dire le discours, possède le texte écrit. Socrate veut qu’il le lui lise et non qu’il s’exerce à le dire.

(« Phèdre : Le récit va certainement te plaire, Socrate : (…) où veux-tu que nous nous asseyons pour lire ? » 227c-228e, p.199-201)

3. Sur les bords de l’Ilissos, Socrate et Phèdre cherchent un endroit propice à la lecture.

(« Socrate : Quittons donc ici le chemin (…) À condition que tu avances. » 229a-b, p.201-202)

4. Sous le platane qu’ils ont choisi, Phèdre évoque l’enlèvement d’Orithye par Borée lorsqu’elle jouait avec Pharmacée qui y aurait eu lieu. Socrate récuse la réduction naturaliste des mythes car il n’est pas capable de répondre à l’injonction delphique : « connais-toi toi-même » bien plus importante, pour savoir s’il est un être monstrueux ou s’il possède une nature divine.

(« Phèdre : Dis-moi, Socrate (…) Socrate : (…) doué d’une nature divine, et dépourvu de cette fumée d’orgueil. » 229b-230a, p.202-204)

5. Socrate ne connaît pas l’endroit. Il préfère être un citadin car les hommes seuls peuvent lui apprendre quelque chose. C’est le discours à entendre qui l’a fait sortir.

(« Socrate : (…) Mais, ami, tandis que nous parlons (…) et lis. » 230a-e, p.204-207)

 

 


Première partie : L’amour et le beau.

(« Phèdre : Écoute donc. (…) autre discours que celui-ci. » 230e-257c, p.207-264)

A. Le discours de Lysias et sa critique.

(« Phèdre : Écoute donc. (…) fais comme tu veux. » 230e-237a, p.207-217)

1. Phèdre lit le discours de Lysias.

(« Phèdre : Écoute donc (…) interroge. » 230e-234c, p.207-212)

a) La thèse du séducteur : le jeune homme peut lui céder même s’il n’est pas amoureux.

(« Phèdre : (…) De ma situation te voilà informé (…) je ne suis pas amoureux de toi. » 230e-231a, p.207)

b) Arguments relatifs au point de vue de l’intérêt du jeune homme qui montrent la supériorité du séducteur non amoureux sur les amoureux.

(« Phèdre : (…) Ces gens se mettent à regretter (…) nombre se trouve celui qui est digne de ton affection. » 231a-e, p.207-208)

1) Le séducteur non amoureux, agissant librement, ne regrette pas les bienfaits accordés au jeune homme.

(« Phèdre : (…) Ces gens (…) leurs bienfaits. » 231a, p.207)

2) Le séducteur non amoureux satisfait plus volontiers le jeune homme.

(« Phèdre : (…) En outre (…) devoir leur plaire. » 231a-b, p.207)

3) Le séducteur amoureux promet au dernier aimé et néglige le premier à la différence du séducteur non amoureux.

(« Phèdre : (…) En outre, s’il convient (…) du mal aux premiers. » 231b-c, p.207-208)

4) L’amoureux étant fou, il ne faut pas lui céder.

(« Phèdre : (…) Dès lors, comment (…) lorsqu’ils sont dans cet état ? » 231c-d, p.208)

5) Pour le jeune homme choisir le meilleur parmi les seuls amoureux revient à limiter son choix alors qu’il l’augmente s’il se tourne vers les non amoureux.

(« Phèdre : (…) Et puis, si c’est parmi (…) ton affection. » 231d-e, p.208)

c) Arguments relatifs au point de vue de la coutume.

(« Phèdre : (…) De plus, si tu crains la coutume en vigueur (…) et non de la haine. » 231e-232e, p.208-209)

1) L’amoureux clame son bonheur alors que le séducteur reste discret.

(« Phèdre : (…) De plus (…) devant les autres. » 231e-232a, p.208)

2) Les relations amoureuses entre l’amant et l’aimé sont toujours connues alors que celles entre le séducteur et l’aimé ne sont pas soupçonnées.

(« Phèdre : (…) En outre, il est forcé (…) les gens à se parler. » 232a-b, p.208)

3) Les relations amoureuses entre l’amant et l’aimé isolent ce dernier des relations sociales utiles que favorise au contraire le séducteur.

(« Phèdre : (…) En outre, si tu es inquiet (…) la haine. » 232b-e, p.208-209)

d) Arguments relatifs au point de vue éthique.

(« Phèdre : (…) De plus, parmi les amoureux (…) parents, mais d’autres rapports. » 232e-233d, p.209-210)

1) L’amoureux choisit d’abord pour la seule beauté physique alors que le séducteur commence par le caractère.

(« Phèdre : (…) De plus (…) l’avenir. » 232e-233a, p.209-210)

2) L’amoureux, partial ou aveugle, rend impossible l’amélioration morale de l’aimé.

(« Phèdre : (…) Et puis, il t’appartient de devenir meilleur (...) l’envie. » 233a-b, p.210)

 

 

3) Le séducteur agit raisonnablement dans l’intérêt du jeune homme.

(« Phèdre : (…) Mais si tu me laisse te convaincre (…) une amitié qui durera longtemps. » 233b-c, p.210)

4) Contrairement à ce qu’on croit l’amitié peut être dissociée de l’amour.

(« Phèdre : (…) Mais si tu t’es mis en tête (…) d’autres rapports. » 233c-d, p.210)

e) Sens de la demande.

(« Phèdre : (…) Encore une chose (…) mal s’occuper de leur affaire pour cette raison. » 233d-234b, p.210-211)

1) S’en tenir au seul désir conduirait le jeune homme à accorder ses faveurs aux plus indignes de ceux qui le sollicitent comme le montre la comparaison avec l’invitation à dîner.

(« Phèdre : Encore une chose (…) sur eux mille bienfaits. » 233d-e, p.210-211)

2) Il faut céder au séducteur reconnaissant, digne, fidèle, généreux, discret.

(« Phèdre : (…) Mais peut-être (…) feront montre de leur valeur. » 233e-234b, p.211)

3) Les amis se reprochent d’être amoureux considérant l’amour comme un mal.

(« Phèdre : (…) Ainsi, garde en mémoire (…) cette raison. » 234b, p.211)

f) Conclusion : l’intérêt des deux parties est le principe du choix.

(« Phèdre : (…) Tu me demanderas peut-être (…) interroge. » » 234b-c, p.211-212)

2. Examen critique du discours de Lysias et passage au premier discours de Socrate, concurrent de celui de Lysias.

(« Phèdre : (…) Que penses-tu de ce discours, Socrate ? (…) fais comme tu veux. » 234c-237a, p.212-217)

a) Socrate loue le seul style de Lysias transfiguré par la lecture de Phèdre.

(« Phèdre : (…) Que penses-tu de ce discours (…) Socrate : (…) chacun des mots en est poli avec exactitude ? » 234c-e, p.212-213)

b) Examen critique du contenu du discours de Lysias.

(Socrate : (…) Car s’il le faut (…) Phèdre : (…) fais comme tu veux. » 234e-237a, p.213-217)

1) Le contenu du discours de Lysias paraît faible à Socrate qui en dénonce les répétitions. Lui a entendu d’anciens sages, comme la poétesse Sappho ou le poète Anacréon. Aussi peut-il en faire un meilleur. Il ne pourra inventer tout le contenu sur un thème convenu mais il pourra inventer l’agencement.

(« Socrate : (…) Car s’il le faut (…) la trouvaille qu’il faut aussi louer. » 234e-236a, p.213-216)

2) Phèdre engage Socrate à prononcer son propre discours qui soutiendra la même thèse que celui de Lysias. Il jugera de l’originalité quoique Socrate en ait. Il force Socrate à le faire qui s’apprête à parler après s’être voilé la tête.

(« Phèdre : Je me range à ce que tu dis (…) fais comme tu veux. » 236a-237a, p.216-217)

B. Le premier discours de Socrate ou discours de Phèdre (cf. 242d-e ; 243e-244a) et sa critique qui ouvre la palinodie.

(« Socrate : Allons, Muses (…) Phèdre : (…) chaque fois que tu le veux. » 237a-243e, p.218-232)

1. Socrate prononce son discours.

(« Socrate : Allons, Muses, que ce soit la forme de votre chant (…) considère que ce discours est terminé. » 237a-241d, p.218-226)

a) Invocation aux Muses.

(« Socrate : Allons, Muses (…) tel maintenant. » 237a-b, p.218)

b) Contexte du discours. Un amoureux rusé soutient la thèse qu’il vaut mieux accorder ses faveurs à celui qui n’est pas amoureux pour l’emporter sur ses rivaux.

(« Socrate : (…) Il était une fois un garçon (…) et il lui dit ceci : » 237b, p.218-219)

c) Le discours de l’amoureux rusé.

(« Socrate : (…) En toute chose, mon enfant (…) c’est à la façon dont les loups aiment les agneaux que les amoureux aiment les garçons. ». 237b-241d, p.219-226)

1) Considération de méthode : il faut commencer par définir l’objet du discours pour que ce dernier et son énonciateur soient cohérents.

(« Socrate : (…) En toute chose, (…) et en nous y rapportant. » 237b-d, p.219)

2) Première définition de l’amour : il s’oppose à l’aspiration au bien ; c’est le désir aveugle du plaisir que donne la beauté physique d’un autre.

(« Socrate : (…) Que l’amour soit un certain désir (…) est appelé amour. » 237d-238c, p.219-221)

3) Intermède. Socrate sent dans son discours l’inspiration des divinités.

(« Socrate : (…) Et bien, mon cher Phèdre (…) notre discours au garçon. » 238c-d, p.221)

4) Rappel du plan et de la réalisation du premier moment, la définition. Annonce de la question des avantages et inconvénients des complaisances pour un amant ou pour un séducteur sans amour.

(« Socrate : (…) Allons-y mon brave (…) lui accorde ses faveurs ? » 238d-e, p.221)

5) L’aimé ne peut attendre que des dommages de la part de l’amant.

(« Socrate : (…) Forcément, celui qui est gouverné par le désir (…) que les amoureux aiment les garçons. ». 238e-241d, p.221-226)

(a) Des désavantages des amants à l’époque de l’amour.

(« Socrate : (…) Forcément (…) d’une franchise impudente et excessive. » 238e-240e, p.221-225)

(1) L’amant est nuisible pour l’esprit du jeune homme.

(« Socrate : (…) Forcément (…) utile. » 238e-239c, p.221-223)

(2) L’amant est nuisible pour le corps du jeune homme.

(« Socrate : (…) Après cela (…) il s’agit d’évidences. » 239c-d, p.223)

(3) L’amant est nuisible pour la fortune et les relations du jeune homme.

(« Socrate : (…) Ce qu’il faut dire (…) fruit. » 239d-240a, p.223-224)

(4) L’amant est déplaisant par sa présence continuelle.

(« Socrate : (…) Il y a encore d’autres maux (…) débouche sur la satiété. » 240a-c, p.224)

(5) L’amant est insupportable par sa laideur et son contact.

(« Socrate : (…) On dit aussi (…) excessive. » 240c-e, p.224-225)

(b) L’ingratitude de l’amant.

(« Socrate : (…) Lorsque cet homme est amoureux (…) que les amoureux aiment les garçons. » 240e-241c, p.225-226)

(1) À l’époque où l’amour a disparu, l’ancien amant revenu à la raison est infidèle à ses promesses.

(« Socrate : (…) Lorsque cet homme est amoureux (…) il s’est enfuit. » 240e-241b, pp.225-226)

(2) L’aimé découvre qu’il aurait dû céder à un séducteur sans amour.

(« Socrate. (…) Mais nécessairement l’autre le poursuit (…) plus digne de considération qu’elle. » 241b-c, p.226)

d) Conclusion du discours : comparaison de l’amoureux et du loup.

(« Socrate : (…) Ainsi donc mon garçon (…) que les amoureux aiment les garçons. » 241c-d, p.226)

e) Socrate s’arrête brutalement.

(« Socrate : (…) Voilà, Phèdre. (…) considère que ce discours est terminé. » 241d, p.226)

2. La palinodie.

(« Phèdre : Pourtant je pensais que c’en était le milieu (…) que tu le veux. » 241d-243e, p.226-232)

a) Continuer le discours est inutile, les inconvénients de l’amoureux sont les avantages du séducteur non amoureux. Socrate s’apprête à rentrer à Athènes. Phèdre l’en dissuade.

(« Phèdre : Pourtant je pensais (…) et quel discours ? » 241d-242b, p.226-228)

b) Le démon (ou son signe habituel) de Socrate lui indique qu’il a commis une faute contre la divinité.

(« Socrate : Au moment (…) d’honneur de la part des hommes. » » 242b-d, p.228-229)

c) La faute de Socrate.

(« Socrate : (…) Mais maintenant je connais ma faute (…) Il me faut donc, cher ami, me purifier. » 242d-243a, p.229-230)

1) Son discours était impie : il a offensé Éros qui est un dieu ou tout au moins qui est divin.

(« Socrate : (…) Mais maintenant (…) faute envers Éros. » 242d-e, p.229-230)

2) Son discours était stupide.

(« Socrate : (…) En outre, (…) me purifier. » 242e-243a, p.137)

d) La palinodie.

(« Socrate : (…) Or, il existe pour ceux qui ont commis une faute dans le domaine de la mythologie (…) Phèdre : (…) chaque fois que tu le veux. » 243a-e, p.230-232)

1) La palinodie de Stésichore.

(« Socrate : (…) Or, il existe (…) il recouvra la vue. » 243a-b, p.230-231)

2) La palinodie de Socrate.

(« Socrate : (…) Eh bien, moi, je serai plus habile (…) Phèdre : (…) tu le veux. » 243b-e, pp.231-232)

C. Le second discours de Socrate ou discours de Stésichore (cf.244a).

(« Socrate : Eh bien, beau garçon (…) il consacre sa vie à rendre hommage à l’amour avec des discours philosophiques. » 243e-257b, p.232-264)

1. Les auteurs des discours de Socrate sont Phèdre pour le premier et Stésichore pour celui qui va suivre.

(« Socrate : Eh bien, beau garçon (…) natif d’Himère. » 243e-244a, p.232)

2. Le discours de Stésichore.

(« Socrate : (…) Voici ce qu’il doit dire (…) autour de la terre et sous terre, privée d’esprit. » 244a-257a, p.232-263)

a) Éloge de la folie. Ses quatre formes.

(« Socrate : (…) Voici ce qu’il doit dire (…) mais elle convaincra les sages. » 244a-245c, pp.232-236)

1) La folie peut être la source de grands biens.

(« Socrate : (…) Voici (…) lorsqu’elle est le fruit d’un don divin. » 244a, p.232-233)

2) La première forme de folie, le délire divinatoire, l’emporte sur la sagesse.

(« Socrate : (…) Ainsi c’est dans leur délire (…) sagesse dont l’origine est humaine. » 244a-d, p.233-234)

(a) Exemples de délire prophétique qui ont apporté des biens aux particuliers et aux États (Delphes, Dodone, etc.).

(« Socrate : (…) Ainsi (…) monde. » 244a-b, p.233)

 

 

(b) Preuve étymologique.

(« Socrate : (…) Mais il vaut la peine (…) sagesse dont l’origine est humaine. » 244b-d, p.233-234)

3) La seconde forme de folie, le délire purificatoire ou expiatoire, affranchit des maux.

(« Socrate : (…) De plus, la folie prophétique (…) possédé de la droite manière. » 244d-e, p.234-235)

4) La troisième forme de folie, la possession par les Muses, est supérieure à la poésie sans délire.

(« Socrate : (…) La troisième sorte de folie (…) par celle des hommes qui délirent. 245a, p.235)

5) Introduction à la quatrième sorte de folie : l’amour.

(« Socrate : (…) Je pourrais te faire part (…) les sages. » 245a-c, p.235-236)

b) De l’âme. Sa connaissance est nécessaire pour comprendre l’amour.

(« Socrate : (…) Il faut donc d’abord se faire une conception vraie de la nature de l’âme, tant divine qu’humaine (…) qu’il est possédé par le dieu. » 245c-249d, p.236-246)

1) Démonstration de l’immortalité de l’âme en tant que principe du mouvement.

(« Socrate : (…) Toute âme est immortelle (…) Pour ce qui concerne son immortalité, c’est suffisant. » 245c-246a, p.236-238)

2) Mythe sur la nature de l’âme.

(« Socrate : (…) Mais voici ce qu’il faut dire de sa constitution (…) qu’il est possédé par le dieu. » 246a-249d, pp.238-246)

(a) Nature du discours : il sera humain et bref.

(« Socrate : (…) Mais voici (…) cette voie. » 246a, p.238)

(b) L’image de l’attelage et du cocher ailé.

(« Socrate : (…) Elle ressemble assurément à une puissance qui unit naturellement un attelage et d’un cocher ailés. (…) comme il plaît à la divinité. » 246a-d, p.238-239)

(1) De la différence entre les âmes divines et les autres. Un des deux chevaux est mauvais chez celles-ci.

(« Socrate : (…) Les chevaux et cochers des dieux (…) difficile et pénible. » 246a-b, p.238)

(2) Être mortel se dit des âmes qui chutent dans un corps de terre alors qu’être immortel se dit des âmes qu’on imagine unies perpétuellement à un corps.

(« Socrate : (…) Il faut maintenant essayer de dire (…) comme il plaît à la divinité. » 246b-d, p.238-239)

(c) Les voyages de l’âme.

(« Socrate : (…) Venons-en maintenant à la cause de la chute des ailes (…) par le dieu. » 246d-249d, p.239-246)

(1) Voyage de l’âme avant l’incarnation – la vie des dieux.

(« Socrate : (…) Venons-en maintenant (…) leur fait boire le nectar. » 246d-247e, pp.142-144)

a) L’élévation des âmes jusqu’à la voûte du ciel.

(« Socrate : (…) Venons-en (…) ce qu’il y a à l’extérieur du ciel. » 246d-247c, p.239-241)

b) Les dieux contemplent l’Être dans le lieu supracéleste ou plaine de la Vérité (cf.248b).

(« Socrate : (…) Aucun des poètes n’a encore chanté (…) Telle est la vie des dieux. » 247c-248a, pp.241-242)

(2) La vie des âmes non divines.

(« Socrate : (…) Parmi les autres âmes (…) possédé par le dieu. » 248a-249d, p.242-246)

a) La lutte des âmes non divines

(« Socrate : (…) Parmi les autres âmes (…) l’âme, se nourrit. » 248a-c, p.242-243)

b) La loi d’Adrastée.

(« Socrate : (…) Voici maintenant le décret d’Adrastée. (…) possédé par le dieu. » 248c-249d, p.243-246)

¤ Le destin des âmes qui ne connaissent pas la chute.

(« Socrate : (…) l’âme qui s’est faite la compagne d’un dieu (…) elle ne subira de dommage. » 248c, p.243)

¤ Le destin des âmes qui chutent.

(« Socrate : (…) Mais si, incapable de suivre (…) possédé par le dieu. » 248c-249d, p.243-246)

(a) La chute dans le corps et la hiérarchie des âmes humaines. Les neuf types de vie.

(« Socrate : (…) Mais si, incapable (…) à la neuvième un tyran. » 248c-e, p.243-244)

(b) Le jugement dernier et la destinée après la mort.

(« Socrate : (…) Parmi l’ensemble de ses hommes (…) par le dieu. » 248e-249d, p.244-246)

c) De l’amour.

(« Socrate : (…) Ainsi donc, c’est ici qu’en est venu tout notre discours sur la quatrième folie (…) d’acquérir en même temps des ailes lorsque c’est le moment. » 249d-257a, p.246-263)

1) Cause et nature de l’amour.

(« Socrate : (…) lorsque quelqu’un qui voit la beauté d’ici (…) l’état des amoureux et cet état même sont bien ceux-là. » 249d-252c, p.246-253)

(a) La vision de la beauté d’ici en un jeune garçon est la meilleure des folies : l’amour. Elle permet de se remémorer les Êtres du lieu supracéleste car la beauté a le privilège d’être l’Être le plus manifeste.

(« Socrate : (…) lorsque quelqu’un qui voit la beauté d’ici (…) et de plus capable de susciter l’amour. » 249d-250e, p.246-249)

(b) L’ancien initié sombre dans le plaisir physique avec le jeune garçon.

(« Socrate : (…) Celui qui n’a pas été initié de fraîche date (…) un plaisir contre nature. » 250d-251a, p.249)

(c) L’initiation récente.

(« Socrate : (…) En revanche celui qui vient d’être initié (…) sont bien ceux-là. » 251a-252c, p.249-253)

2) Les amants.

(« Socrate : (…) Si celui qui en est saisi est un compagnon de Zeus (…) d’acquérir en même temps des ailes lorsque c’est le moment. » 252c-256e, p.253-263)

(a) Attitude des divers amants en fonction du dieu qu’il suivait dans leur existence pré-empirique (Zeus, Arès, Héra, Apollon).

(« Socrate : (…) Si celui qui (…) qu’ils honorent. » 252c-253c, p.253-256)

(b) L’amour de l’aimé.

(« Socrate : (…) Ainsi donc, le désir ardent de ceux qui aiment vraiment (…) des ailes lorsque c’est le moment. » 253c-256e, p.256-263)

(1) Conséquence : il est préférable pour le jeune garçon d’être aimé par un amoureux véritable.

(« Socrate : (…) Ainsi donc, (…) celui qui est saisi par l’amour. » 253c, p.256)

(2) Retour au mythe de l’attelage avec un cocher et deux chevaux. Le bon cheval, attaché à la vertu, est accessible à la parole à la différence du mauvais cheval, vicieux, qui ne comprend que le fouet à clous.

(« Socrate : (…) Au début de ce mythe (…) au fouet à clous. » 253c-e, 256-257)

(3) L’approche. Le cocher et le bon cheval s’en tiennent à la pudeur alors que le mauvais vise les plaisirs d’Aphrodite.

(« Socrate : (…) Or donc, lorsque le cocher (…) la flamboyante apparition du chéri. » 253e-254b, p.257)

(4) Le conflit intérieur du désir et de la pudeur et la victoire de l’amour vertueux.

(« Socrate : (…) À sa vue, le cocher est transporté par le souvenir vers la nature de la beauté (…) c’est pleine de crainte et de réserve que l’âme de l’amoureux suit son chéri. » 254b-254e, p.257-258)

(5) Le désir amoureux du chéri est la réflexion de celui de l’amant.

(« Socrate : (…) Ainsi parce que ce dernier reçoit (…) la résistance de la raison et de la réserve. » 255a-256a, p.258-261)

(5) Les deux amours.

(« Socrate : (…) Si les éléments les meilleurs de l’âme remportent la victoire (…) lorsque c’est le moment. » 256a-e, p.261-263)

a) L’amour philosophique se manifeste par une maîtrise de soi absolue (amour platonique).

(« Socrate : (…) Si les éléments les meilleurs de l’âme remportent la victoire (…) à un homme un bien plus grand. » 256a-b, p.261-262)

b) L’amour honorable se transforme en amitié.

(« Socrate : (…) Si en revanche ils mènent une vie grossière (…) lorsque c’est le moment. » 256b-e, p.262-263)

d) Conclusion : s’adressant au jeune garçon, Socrate lui loue les bienfaits de l’amoureux.

(« Socrate : (…) Tels sont, mon enfant (…) privée d’esprit. » 256e-257a, p.154)

3. Adresse à Éros. Phèdre l’approuve.

(« Socrate : (…) Qu’ainsi te soit offerte et présentée, cher Amour, la plus belle et la meilleure palinodie (…) Phèdre : autre discours à celui-ci. » 257a-c, p.263-264)